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Francfort-sur-le-Main | 21.08.2017

Rendement des actifs financiers des ménages allemands faible mais positif

Les portefeuilles des actifs financiers détenus par les ménages allemands ont atteint au premier trimestre 2017 un rendement réel d’un peu moins de 1,9  %. Malgré l’environnement de taux bas, cette valeur se situe légèrement au-dessus de la valeur moyenne de 1,7 % enregistrDeue depuis l’année 2008. Selon le Rapport du mois d’août, elle était toutefois nettement en dessous de la moyenne à long terme de 2,8 % enregistrée depuis 1991. Le portefeuille des actifs financiers recense l’ensemble des principaux actifs financiers des épargnants, parmi lesquels figurent – outre la monnaie fiduciaire et les dépôts bancaires – notamment les droits aux prestations d’assurances, les actions, les obligations ou les titres d’organismes de placement collectif. Pour le Rapport mensuel, les experts de la Bundesbank ont analysé pour la période de 1991 au premier trimestre 2017 l’évolution des rendements réels corrigés de la perte de pouvoir d’achat des différentes formes de placements et du rendement réel des actifs financiers qui en résulte.

Faible contribution des dépôts bancaires au rendement total réel

Il s’est avéré que surtout les rendements réels des actions avaient sensiblement augmenté ces derniers temps. En même temps, les rendements réels des dépôts bancaires et des droits aux prestations d’assurances ont fortement reculé, les premiers étant récemment tombés nettement en dessous de zéro. "Cela était principalement imputable à l’appréciation du taux d’inflation enregistrée depuis mi-2016", écrivent les experts de la Bundesbank. Malgré le recul significatif du rendement réel depuis 2016, les droits aux prestations d’assurances ont invariablement contribué de manière positive et significative au rendement total réel, peut-on lire dans le Rapport mensuel, selon lequel la contribution des valeurs mobilières a elle aussi été globalement positive au cours de la période analysée. Toutefois, leurs rendements temporairement élevés n’ont eu qu’un impact limité sur le rendement total réel, étant donné qu’avec moins d’un quart, leur part au portefeuille est relativement faible. En revanche, les épargnants allemands apprécient les dépôts bancaires et les réserves en monnaie fiduciaire, qui constituent actuellement un peu moins de 40 % de leurs portefeuilles. Leur contribution au rendement total réel a toutefois été nettement inférieure à celle des titres au cours de la période considérée.

L’évolution des prix a fait baisser le rendement réel

Selon le Rapport mensuel, d’autres facteurs ont été plus importants depuis 1991 : "Pendant presque toute la période observée, l’évolution des rendements nominaux a été essentielle pour celle du rendement réel des portefeuilles", peut-on y lire. L’évolution des prix mesurée par rapport à l’indice des prix à la consommation (IPC) fournit quant à elle une contribution plus faible, mais tout de même sensible. Une augmentation de l’IPC, en elle seule, réduit le rendement total réel. "En raison des taux d’inflation en baisse, mais toujours positifs, l’IPC a encore eu un impact favorable sur l’évolution du rendement réel dans les années 2014 et 2015", écrivent les experts de la Bundesbank en précisant cependant qu’à partir de mi-2016, la contribution apportée par la hausse de l’inflation a été négative.

En revanche, des changements de la composition du portefeuille n’ont joué qu’un rôle subordonné dans l’évolution du rendement total réel, peut-on lire dans le Rapport mensuel. Selon les experts de la Bundesbank, cela est en accord avec l’observation selon laquelle les ménages en Allemagne ne réagissent guère à l’évolution du rendement de leurs portefeuilles. La structure des portefeuilles est surtout marquée par des "préférences personnelles ainsi que des facteurs démographiques et institutionnels qui n’évoluent que lentement au fil du temps", ajoutent-ils.

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