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Francfort-sur-le-Main | 06.10.2017

Le patrimoine extérieur allemand en forte augmentation

La croissance du patrimoine extérieur allemand s'est poursuivie au cours de l'année passée. À la fin de 2016, le solde des créances et dettes du pays vis-à-vis de l'étranger s'est élevé à 1 709 milliards d'euros et donc à 54 % du produit intérieur brut nominal allemand. En comparaison à l'année précédente, le patrimoine extérieur net a encore augmenté d'un montant de 231 milliards d'euros.

Les données relatives au patrimoine extérieur sont recensées dans la « position extérieure globale ». Celle-ci reflète les créances et les dettes de l'Allemagne vis-à-vis de l'étranger qui existent à la fin d'une période de référence. En tant que recensement à un moment déterminé des postes, la position extérieure globale complète la balance des paiements dans laquelle figurent les valeurs de toutes les transactions commerciales entre les résidents et les étrangers au cours d'une période donnée.

L'augmentation du patrimoine extérieur était surtout due à la hausse des exportations nettes de capitaux (244 milliards d'euros) qui ont principalement reflété l'excédent en compte courant réalisé l'an passé. En revanche, des changements au niveau de l'évaluation et d'autres adaptations, telles que des modifications dans la classification sectorielle ou d'autres modifications statistiques ont eu un léger effet négatif (- 13 milliards d'euros). Par rapport à l'année précédente, les créances vis-à-vis de l'étranger ont augmenté de 4,6 % pour s'établir à 8 215 milliards d'euros. Elles ont ainsi enregistré une hausse plus de deux fois supérieure à celle des dettes, qui ont augmenté de 2,0  % pour atteindre un montant de 6 506 milliards d'euros.

Forte demande en titres étrangers

Dans le domaine des placements en titres, le solde positif a continué de progresser : à la fin de 2016, les créances issues de placements de portefeuille ont dépassé les dettes correspondantes d'environ 338 milliards d'euros. Cette augmentation était due à une forte acquisition de titres étrangers par des résidents et des ventes de titres nationaux par des étrangers.

Les investisseurs nationaux ont détenu à la fin de 2016 des titres étrangers d'une valeur de 2 824 milliards d'euros. Cela correspond à une hausse de 5,8 % ou de 155 milliards d'euros par rapport à l'année précédente. Sur ce montant, 97 milliards d'euros étaient imputables à des achats et 59 milliards d'euros à des effets de prix du marché et de taux de change. La demande en obligations étrangères à long terme était particulièrement soutenue, tout comme celle concernant les parts des fonds d'investissement et les actions étrangères. En revanche, les investisseurs étrangers ont détenu à la fin de 2016, avec un montant de 2 486 milliards d'euros, environ 3 % de moins en titres allemands dans leurs portefeuilles qu'au cours de l'année précédente. Ils se sont de nouveau principalement séparés d'un grand nombre d'obligations publiques à long terme (113 milliards d'euros). Dans ce contexte, les taux d'intérêt très bas, un recul du volume des transactions de titres publics et surtout les ventes à la Bundesbank dans le cadre du programme étendu d'achats d'actifs (expanded Asset Purchase Programme - APP) ont joué un rôle.

Une interdépendance transfrontalière accrue des entreprises

L'interdépendance transfrontalière des entreprises s'est encore accrue au cours de l'année passée. Par rapport à l'année précédente, les investissements directs allemands à l'étranger ont augmenté de 67 milliards d'euros pour s'établir à 1 832 milliards d'euros, ce qui correspond à une hausse de 3,8 %. Les investisseurs allemands ont surtout augmenté leur capital de participation dans des entreprises affiliées ayant leur siège à l'étranger. De leur côté, les entreprises étrangères ont également augmenté en 2016 leur capital de participation dans des entreprises affiliées ayant leur siège en Allemagne. Le financement interne des groupes de sociétés a enregistré une hausse encore plus forte, les crédits accordés par des filiales établies à l'étranger à leur société-mère en Allemagne ayant le plus augmentés. Au total, les investissements directs étrangers en Allemagne ont atteint une valeur de 1310 milliards d'euros. Ils ont ainsi dépassé la valeur de l'année précédente de 54 milliards d'euros (4,3 %).

En ce qui concerne les autres placements financiers, qui comprennent entre autres les crédits financiers et commerciaux (dans la mesure où ils ne sont pas attribués aux investissements directs) ainsi que la monnaie fiduciaire et les dépôts, le patrimoine net allemand a diminué de 16 milliards d'euros pour s'établir à 703 milliards d'euros. Les créances vis-à-vis de l'étranger ont augmenté de 6,8 % à 2 772 milliards d'euros. Les créances de la Bundesbank ont elles enregistré une hausse de 171 milliards d'euros, notamment en raison de l'augmentation des soldes TARGET2 au cours de l'année passée. Là aussi se sont reflétés les effets de l'APP.

Les réserves de change de la Bundesbank s'élevaient à la fin de 2016 à environ 176 milliards d'euros. Elles étaient ainsi supérieures d'un peu plus de 16 milliards d'euros par rapport à la fin de 2015, principalement en raison d'effets d'évaluation positifs dus notamment à la hausse du prix de l'or.

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