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Francfort-sur-le-Main | 20.11.2017

Weidmann soutient les plans de la BCE en vue de réduire les créances douteuses

Le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, soutient les plans de la Banque centrale européenne (BCE) en vue de réduire les créances douteuses dans les comptes de certains établissements de crédit au sein de la zone euro. « Des créances douteuses ont un effet négatif sur les conditions de financement et donc également sur les perspectives de croissance des États membres concernés », a déclaré M. Weidmann à l’occasion du European Banking Congress à Francfort-sur-le-Main devant environ 300 représentants du secteur bancaire. Par conséquent, les banques doivent réduire leurs créances douteuses. Par ailleurs, il serait nécessaire d’établir des règles qui assureraient l’utilisation prudente de telles créances à l’avenir. « Les propositions récemment soumises par la BCE à cet égard me semblent aller dans la bonne direction », a déclaré M. Weidmann.

De son point de vue, la résolution de ce problème constitue également une condition pour une garantie des dépôts commune au sein de la zone euro. Une assurance ne couvre que des dommages futurs et non pas des dommages déjà existants, a expliqué le président de la Bundesbank. Pour être éligible à une garantie des dépôts commune, les banques devraient par conséquent soit entièrement garantir leurs créances douteuses par des provisions, soit les vendre, a déclaré M. Weidmann.

Une autre condition pour une garantie des dépôts commune est une limitation des titres d’emprunt d’État dans les portefeuilles de certaines banques. « Les crédits accordés aux États devraient être traités de la même manière que ceux accordés aux entreprises et aux particuliers », a expliqué M. Weidmann. Une garantie des dépôts dépourvue de telles restrictions génèrerait des mauvaises incitations, étant donné que les États membres pourraient continuer de décider librement des dépenses publiques et des impôts : « Les ministres des Finances verraient moins la nécessité d’attribuer une importance adéquate à la viabilité des finances publiques », a indiqué le président de la Bundesbank.

Weidmann se prononce en faveur d’une orientation moins expansive de la politique monétaire l’année prochaine

M. Weidmann a réaffirmé qu’en raison de la faible pression sur les prix dans la zone euro, une orientation expansive de la politique monétaire demeurait pour l’instant appropriée. Mais en même temps, la reprise économique est plus avancée que ne le font actuellement apparaître les chiffres de l’inflation qui, en Allemagne, se rapprochent progressivement de la valeur que la BCE a définie comme correspondant à la stabilité des prix, à savoir une valeur inférieure à, mais proche de 2 %. « J’estime par conséquent qu’il aurait été indiqué d’adopter l’an prochain une politique monétaire moins expansive et de fixer une date définitive pour les achats de titres – notamment en raison du fait que plus la politique monétaire ultra-expansive dure, plus les risques et les effets secondaires augmentent », a indiqué M. Weidmann.

Selon le président de la Bundesbank, la politique monétaire dans la zone euro demeurera expansive même après la fin des achats de titres dans le cadre de l’APP (Asset Purchase Programme). En effet, l’effet global du programme ne dépend pas tant du montant des nouveaux achats mensuels, mais plutôt du volume général des titres dans les comptes des banques centrales, d’autant plus que le Conseil des gouverneurs de la BCE a décidé de n’augmenter les taux d’intérêt qu’à une date nettement ultérieure à celle de la fin des achats nets. « Fixer une date définitive pour la fin des achats nets aurait uniquement signifié de ne pas enfoncer encore davantage la pédale d’accélérateur – et non pas de freiner la politique monétaire », a déclaré M. Weidmann.

Texte intégral du discours

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