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La Bundesbank enregistre une hausse du bénéfice distribuable à 2,4 milliards d’euros

La Bundesbank enregistre une hausse du bénéfice distribuable à 2,4 milliards d’euros

27.02.2019 | Deutsche Bundesbank DE EN

Pour l’exercice 2018, la Deutsche Bundesbank a enregistré un excédent annuel de 2,5 milliards d’euros. Après dotation aux réserves, il reste un bénéfice distribuable de 2,4 milliards d’euros que la Bundesbank a entièrement versé au ministère fédéral des Finances. L’année précédente, l’excédent de l’exercice s’était élevé à 2,0 milliards d’euros et le bénéfice distribuable à 1,9 milliard d’euros. « La hausse est principalement imputable à l’augmentation des produits d’intérêts en raison des intérêts négatifs perçus sur le volume accru des dépôts », a déclaré le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, à l’occasion de la présentation des comptes annuels. Dans ce contexte, il a cité les programmes d’achat dans le cadre de la politique monétaire et les entrées de fonds en provenance de l’étranger qui, à l’instar des années précédentes, avaient conduit à une extension significative du bilan.

La Bundesbank a par ailleurs pour le troisième exercice de suite augmenté les provisions pour risques, cette fois-ci de 1,475 milliard d’euros à désormais 17,9 milliards d’euros. « Habituellement, les provisions pour risques sont constituées pour se protéger contre les risques de change, mais en raison des mesures de politique monétaire non conventionnelles, elles couvrent également les risques de défaut et les risques de variation des taux d’intérêt », a expliqué le président de la Bundesbank.

Les produits d’intérêts, première source du bénéfice distribuable

Les produits d’intérêts de la Bundesbank ont augmenté en 2018 de 1,0 milliard d’euros à 6,2 milliards d’euros et ont donc de nouveau constitué la première source des bénéfices de la Bundesbank. La hausse était principalement imputable à l’augmentation des produits issus des intérêts négatifs sur les dépôts de 0,6 milliard d’euros à 3,8 milliards d’euros. Avec une légère recrudescence des charges d'intérêts (de 0,2 milliard d’euros à 1,2 milliard d’euros), le produit net d’intérêts a augmenté de 0,7 milliard d’euros à 4,9 milliards d’euros.

Extension du total du bilan

Le total du bilan a augmenté au cours de l’année passée de 114 milliards d’euros pour atteindre un nouveau record d’environ 1800 milliards d’euros. « Au cours des quatre dernières années, le total du bilan de la Bundesbank s’est donc accru de plus de mille milliards d’euros, soit environ 140 pour cent », a indiqué Johannes Beermann, membre du Directoire et responsable du contrôle et de la comptabilité. À l’actif du bilan, les achats de titres dans le cadre de la politique monétaire et l’apport en liquidités en provenance d’autres pays européens ont fortement contribué à l’extension du budget. Ainsi, le stock de titres libellés en euros a augmenté de 60 milliards d’euros à 572 milliards d’euros et les créances TARGET2 vis-à-vis de la Banque centrale européenne (BCE) ont crû de 59 milliards d’euros pour passer à 966 milliards d’euros.

Au passif du bilan, les engagements issus des opérations de politique monétaire n’ont pas augmenté l’an passé, mais ont diminué de 37 milliards d’euros pour s’établir à 573 milliards d’euros. En revanche, les avoirs en euros des déposants allemands et étrangers ont enregistré une hausse de 87 milliards d’euros à 409 milliards d’euros.

Premier pas vers la normalisation en matière de politique monétaire

En ce qui concerne l’évolution économique au cours de l’année 2018, M. Weidmann a constaté que celle-ci avait perdu de sa vigueur en Allemagne, dans la zone euro et dans le monde entier. « Beaucoup d’éléments portent à croire que le fléchissement économique en Allemagne se poursuivra jusque dans l’année en cours. Par conséquent, la croissance économique de l’Allemagne devrait rester en 2019 nettement en dessous du taux potentiel de 1,5 pour cent. M. Weidmann considère toutefois qu’il n’y a pas lieu de voir l’avenir en noir. « La croissance économique s’appuie sur de solides fondations qui reposent sur des conditions de financement favorables, une augmentation du nombre d’actifs et des salaires en hausse », a déclaré le président de la Bundesbank.

Pour M. Weidmann, la décision du Conseil des gouverneurs de la BCE de mettre fin aux achats nets de titres à la fin de l’année constitue la décision de politique monétaire la plus importante de l’année passée. « Cette décision marque le premier pas sur le long chemin de la normalisation en matière de politique monétaire », a-t-il indiqué, en poursuivant que la politique monétaire dans la zone euro resterait cependant très expansive. De plus amples informations figurent dans le rapport de l'exercice 2018,